Les inscriptions du Trail des Forts de Besançon ont ouvert le mardi 20 octobre 2026 pour l’édition des 7, 8 et 9 mai 2027. Deux jours plus tard, la plateforme d’engagement officielle affiche déjà trois formules complètes, deux listes d’attente, et un 72 km individuel encore accessible à 89 €.
La 24e édition garde son site de départ et d’arrivée à la Rodia, avenue de Chardonnet, au bord du Doubs, mais elle modifie son épreuve reine. Le grand parcours relie désormais 12 forts au total, avec 2 800 m de dénivelé positif, sept ravitaillements et une jauge annoncée à 1 150 coureurs. Le calendrier des épreuves du Doubs reste par ailleurs chargé tout au long de l’automne, comme le montre le calendrier des trails du Doubs.
Pour un traileur, la difficulté de cette édition ne se limite pas au choix de la distance. Il faut anticiper des barrières horaires calculées sur une allure de course, un matériel contrôlé sur le parcours, et des jauges qui se remplissent en quelques heures pour les formats les plus demandés.
Le 72 km change de formule et relie 12 forts
Le 72 km solo était déjà l’épreuve la plus exigeante du week-end. Il devient aussi la plus patrimoniale. L’organisation parle d’une « intégrale des forts » : le tracé relie maintenant douze ouvrages des XVIIIe et XIXe siècles, pour 2 800 m de dénivelé positif comme négatif, et sept points de ravitaillement.
Le départ est fixé au samedi 8 mai à 7 heures, avec quatre vagues successives, la première réservée aux sas élite et performance, puis 7 h 05, 7 h 10 et 7 h 15. Le parcours traverse plusieurs communes du Doubs avant de revenir vers Besançon et la Citadelle. L’organisation conseille un index UTMB/ITRA supérieur à 460 pour espérer terminer dans les délais, ce qui situe l’épreuve dans une catégorie nettement plus dure qu’un premier trail long.
Deux contraintes de course méritent d’être lues avant de valider son dossard. D’abord, les bâtons sont interdits sur l’ensemble des formats, y compris sur le 72 km. Ensuite, aucun gobelet n’est fourni aux ravitaillements : chaque coureur doit partir avec son propre contenant. Sur une épreuve de cette longueur, cela change l’organisation des passages, surtout aux points où seule l’eau est distribuée.
Le relais à deux reprend le même tracé, avec un passage de relais à Fontain. Le premier relayeur couvre 38,5 km et 1 270 m de dénivelé positif, le second 33,5 km et 1 530 m. La jauge est fixée à 120 relais, et des navettes relient l’avenue de Chardonnet au stade de Fontain le samedi matin.

Trois formats complets et deux listes d’attente ce 22 octobre
La vitesse de remplissage est l’information la plus concrète du moment. En consultant la plateforme officielle ce 22 octobre, le 42 km, le relais du 72 km et le duo de 17 km apparaissent complets. Le 22 km et le challenge trois épreuves ne proposent plus qu’une inscription en liste d’attente. Les autres formules restent ouvertes, avec des tarifs et des âges minimaux distincts.
- 72 km chrono : 89 €, 20 ans minimum, places disponibles
- 72 km relais : 95 € par équipe de deux, complet
- 42 km chrono : 55 €, 20 ans minimum, complet
- 22 km chrono : 32 €, 18 ans minimum, liste d’attente
- 17 km duo : 44 € par équipe, 18 ans minimum, complet
- Challenge trois épreuves : 55 €, 18 ans minimum, liste d’attente
- 11 km chrono : 20 €, 16 ans minimum, places disponibles
- 11 km rando : 18 €, 12 ans minimum, places disponibles
- 5,4 km contre la montre : 10 €, 16 ans minimum, places disponibles
- Courses kids : 5 €, de 5 à 15 ans, places disponibles
Ces montants s’entendent hors frais de gestion. Ils confirment une tendance déjà visible sur les éditions précédentes : l’organisation limite volontairement le nombre de participants, et les courses courtes ne sont pas épargnées. L’édition 2026 avait réuni 7 850 participants, avec 41 % de femmes au départ, un niveau qui explique la pression sur les dossards.
Le challenge trois épreuves reste l’option la plus particulière du week-end. Il combine le 22 km du samedi matin, le contre-la-montre nocturne de 5,4 km le samedi soir et le 11 km du dimanche matin, pour 300 coureurs seulement. Le classement du challenge est cumulable avec les podiums de chaque course.
Barrières horaires : les heures qui décident de votre course
Les barrières du Trail des Forts ne sont pas décoratives. Sur le 72 km, elles sont calculées sur une vitesse moyenne de 6,2 km/h, ce qui laisse peu de marge à un coureur qui marche dans les montées sans compenser en descente. Quatre points de contrôle sont annoncés : Fontain au km 38,5 à 13 h 20, Avanne au km 51 à 15 h 20, le pont de Beure au km 58 à 16 h 35 et la passerelle Mazagran au km 68,5 à 18 h 15.
Sur le 42 km, le premier contrôle tombe à Gennes, au km 20, à 14 h 15, pour un départ à 10 h 30. Le second se situe au km 39,5, au carrefour des trois châtels de la Citadelle, à 18 h 30, avec fermeture des portes à 18 h 45. Ce détail compte : arriver après la fermeture signifie ne pas pouvoir emprunter le passage final, même avec un dossard valide.
Les formats plus courts appliquent la même logique. Le 22 km doit passer la passerelle de la Malate, au km 10,5, avant 11 h 30. Le duo de 17 km doit être au carrefour des trois châtels, au km 14,7, avant midi, avec fermeture des portes à 12 h 15. Le 11 km dispose d’un contrôle au km 8, à midi, pour un départ à 9 h 45. L’organisation précise que ces horaires restent sous réserve de modification.
Pour préparer une allure réaliste, la notion de kilomètre-effort reste plus fiable qu’un simple calcul au kilomètre. Un 42 km à 1 400 m de dénivelé, ou un 72 km à 2 800 m, ne se lisent pas comme des distances sur route.
Matériel obligatoire : ce qui est contrôlé avant le départ
Le règlement distingue trois niveaux d’exigence. Sur le 72 km et le 42 km, il faut une réserve d’hydratation d’au moins 1 litre, remplie au départ, avec 1,5 litre conseillé, une réserve alimentaire, un sifflet et une couverture de survie. Sur le 22 km, le minimum descend à 0,5 litre, avec 1 litre conseillé, mais la réserve alimentaire, le sifflet et la couverture de survie restent exigés.
Le duo de 17 km et le 11 km se contentent d’une réserve d’hydratation de 0,5 litre et d’une couverture de survie. Sur toutes les épreuves, un vêtement de pluie devient obligatoire si un plan météo est déclenché, l’information étant donnée à J-2. Le contre-la-montre nocturne ajoute une frontale obligatoire, cohérente avec un départ à 21 heures et un parcours sur les remparts.
Le contrôle peut intervenir juste avant le départ, pendant la course ou dans l’aire d’arrivée. Autrement dit, un coureur qui laisse sa couverture de survie au vestiaire ou qui part avec une gourde à moitié remplie s’expose à une sanction, même si le matériel a été présenté à l’entrée du sas. Pour le 5,4 km, le parcours est annoncé comme entièrement urbain, avec des chaussures de route conseillées plutôt que des chaussures de trail.
Inscription : licence, PPS et transfert de dossard
Les formules chronométrées demandent une licence FFA à jour ou un PPS, à enregistrer directement sur l’inscription en ligne. Le certificat médical n’est pas exigé pour la formule rando non chronométrée. Le document doit être déposé dans le dossier avant le retrait : l’organisation précise qu’un dossier incomplet bloque la remise du dossard, même sur place.
S’inscrire le jour de l’épreuve reste possible dans la limite des dossards disponibles, mais avec des tarifs majorés. Sur les formats déjà complets, cette possibilité disparaît de fait. Le transfert de dossard reste autorisé, à condition de le signaler à l’organisation depuis l’espace d’inscription, en renseignant l’adresse électronique du remplaçant. Aucun transfert n’est traité sur place, et le remboursement éventuel s’effectue après l’inscription du remplaçant, diminué des frais de transaction et de 4 € de frais de gestion.
Ce mécanisme mérite d’être connu avant de renoncer : une blessure en mars ne condamne pas forcément les 55 € du 42 km ou les 89 € du 72 km. Il suppose en revanche de trouver un repreneur et de respecter la date limite indiquée dans le règlement, consultable depuis le site de l’épreuve. Les points à vérifier avant de valider un dossard sont détaillés dans le guide du règlement d’un trail.
Dossards, navettes et week-end à organiser
Le retrait des dossards ouvre le vendredi 7 mai de 16 heures à 20 heures, puis le samedi de 6 h 30 à 10 h 30, de 14 heures à 16 heures et de 20 heures à 21 heures, et le dimanche de 8 heures à 9 h 30 puis de 11 h 30 à 15 heures. Sur le 72 km, un retrait le samedi matin reste compatible avec un départ à 7 heures, mais la marge est étroite.
Le programme du samedi enchaîne les départs à 7 heures pour le 72 km et son relais, 9 heures pour le 22 km, 10 h 30 pour le 42 km, 15 heures pour la rando de 11 km et 21 heures pour le contre-la-montre. Le dimanche, le duo de 17 km part à 9 heures, le 11 km chrono à 9 h 45, la course parasport à 12 h 30 et les courses kids à 13 h 30, avec fermeture du site à 16 heures.
Pour les accompagnants et les relayeurs, les navettes fonctionnent toutes les 45 minutes entre 9 heures et 11 h 15 depuis l’avenue de Chardonnet, puis toutes les 30 minutes entre 9 h 30 et 14 heures depuis le stade de Fontain, avec environ 20 minutes de trajet. L’organisation met aussi en avant l’accès en train et en transports collectifs, le site de départ étant situé en centre-ville.
Les informations de dernière minute, les horaires définitifs et le lien d’engagement figurent sur le site officiel du Trail des Forts de Besançon, qui signale lui-même un programme sous réserve de modification.
Ce qu’il reste à préparer d’ici mai
Avec une épreuve qui conserve ses départs de printemps, la préparation d’un 72 km à 2 800 m de dénivelé demande un bloc hivernal spécifique. Le profil bisontin alternera montées courtes et relances, plus qu’une seule grande ascension, ce qui favorise un travail de côtes répétées et de descentes techniques plutôt qu’un volume uniquement plat.
La question du dossard se règle avant celle de l’entraînement. Sur les formats complets, la liste d’attente devient le seul recours, avec une incertitude sur le délai de réponse. Le 72 km individuel, le 11 km et le contre-la-montre restent en revanche accessibles, ce qui laisse une porte d’entrée à ceux qui veulent découvrir l’événement sans passer par un tirage.
Enfin, la jauge limitée et la fermeture rapide de plusieurs courses rappellent que l’inscription n’est plus un geste de dernière minute sur ce type d’épreuve. Les traileurs qui visent 2027 doivent désormais surveiller l’ouverture des dossards comme une date de course à part entière.