La Fédération Française d'Athlétisme a officialisé le calendrier complet et le règlement de son Challenge National Trail pour la saison 2026-2027. Ce circuit fédéral rassemble douze épreuves labellisées réparties à travers le territoire métropolitain, organisées autour de deux formats distincts et d'un barème de points exigeant la validation de trois profils géographiques obligatoires. Pour décrocher un classement général et prétendre aux dotations financières distribuées aux meilleurs coureurs, chaque participant doit impérativement terminer au moins une étape en plaine, une en moyenne montagne et une en haute montagne.
Un circuit fédéral en douze étapes structuré autour de deux formats de course
Le circuit national de la saison 2026-2027 comporte exactement douze rendez-vous sélectionnés par la Direction Technique Nationale et la Commission Nationale du Running. Les épreuves retenues se divisent en deux catégories bien distinctes : six trails longs et six trails courts. Cette répartition permet aux spécialistes des formats rapides comme aux adeptes de l'endurance prolongée de disputer un challenge adapté à leurs qualités athlétiques tout au long de l'année.
La saison s'ouvre dès le 12 septembre 2026 en Bretagne avec le Trail de la Côte d'Émeraude à Saint-Malo, disputé sur format long. Elle se poursuivra le 4 octobre dans les Hautes-Alpes à Gap, où l'organisation de Gapencimes sera la seule manche de l'année à proposer simultanément un trail court et un trail long comptant pour le challenge. L'automne verra ensuite les concurrents s'affronter en Alsace lors du Trail des Forgerons à Reichshoffen le 1er novembre sur format long, avant le P'tiot SparnaTrail d'Épernay le 8 novembre sur format court.
Après la trêve hivernale des épreuves nationales, les débats reprendront le 14 février 2027 dans les Ardennes avec l'Aymon Trail sur format court. Deux rendez-vous printaniers suivront au mois de mars : le Trail de Fontfroide le 14 mars à Narbonne en format court, puis le NéanderTrail de Bruniquel le 20 mars dans le Tarn-et-Garonne sur format long. La fin du printemps et l'été mèneront le peloton au Trail de Sancerre le 12 juin sur format court, au Trail des Tordus à Verzenay le 4 juillet sur format long, à la 6000D à La Plagne le 31 juillet sur format long, avant la conclusion définitive au Trail Méribel le 8 août 2027 sur format court.
Pour les athlètes qui planifient leurs objectifs compétitifs plusieurs mois à l'avance, intégrer ces dates impose une gestion rigoureuse de la récupération. Une bonne synchronisation permet d'éviter les blessures de surcharge, tout en appliquant les recommandations pour prévoir son calendrier de trail en avance sans accumuler les pics de fatigue avant les échéances majeures.
La règle des trois typologies : le passage obligé par la plaine, la moyenne montagne et la montagne
La grande singularité du Challenge National Trail réside dans son exigence de polyvalence technique. La Fédération Française d'Athlétisme a instauré une règle stricte : pour figurer au classement général final, chaque coureur doit terminer au minimum trois courses, avec l'obligation de valider une épreuve dans chacun des trois profils de terrain définis par le règlement.
Les trois typologies retenues sont le profil de plaine, le profil de moyenne montagne et le profil de montagne. L'athlète doit impérativement inscrire ses trois résultats dans le même format de course sur l'ensemble de la saison, soit l'intégralité en trail court, soit l'intégralité en trail long :
- Format court : valider un trail en plaine, un en moyenne montagne et un en montagne.
- Format long : valider un trail en plaine, un en moyenne montagne et un en montagne.
Le calendrier attribue exactement deux épreuves à chaque combinaison de format et de terrain. En plaine, le format court passe par le P'tiot SparnaTrail et le Trail de Sancerre, tandis que le format long s'appuie sur le Trail de la Côte d'Émeraude et le Trail des Tordus. En moyenne montagne, le format court compte sur l'Aymon Trail et le Trail de Fontfroide, alors que le format long propose le Trail des Forgerons et le NéanderTrail de Bruniquel. Enfin, en montagne, le format court réunit Gapencimes et le Trail Méribel, tandis que le format long s'articule autour de Gapencimes et de la mythique 6000D disputée à La Plagne.

Attribution des points et calcul du classement général individuel
Le système de notation fédéral récompense la régularité et la performance brute sur chaque ligne d'arrivée. Chaque athlète licencié qui termine une épreuve du circuit inscrit des points selon son rang d'arrivée au scratch de son sexe. Le vainqueur de chaque étape empoche 200 points, tandis que la deuxième place rapporte 175 points, la troisième 150 points, la quatrième 130 points et la cinquième 115 points, le barème descendant progressivement pour attribuer des unités aux coureurs classés.
Afin de ne pas pénaliser les athlètes qui choisissent de disputer davantage de manches, le règlement prévoit une clause d'optimisation : si un coureur dispute les deux courses proposées au sein d'une même typologie de terrain, seul le meilleur résultat obtenu sur cette typologie est retenu pour son score final. Le classement général s'établit en additionnant les points des trois meilleures performances validées dans les trois profils requis.
En cas d'égalité parfaite de points au classement général final, le départage se fait au bénéfice du coureur ayant obtenu le meilleur rang sur l'une des épreuves disputées. Si l'égalité persiste, les deux meilleurs résultats sont comparés. Si une égalité absolue subsiste encore après cette analyse, les montants financiers prévus pour ces positions sont partagés équitablement entre les concurrents ex-aequo. Le règlement précise également qu'aucun classement par équipes de club n'est établi sur ce challenge national.
Licences obligatoires et dotations financières attribuées aux cinq premiers
Pour prétendre au classement officiel du Challenge National Trail et percevoir les primes associées, une condition administrative préalable est formellement requise. Seuls les coureurs titulaires d'une licence FFA compétition valide lors de chaque étape disputée sont intégrés dans les bilans du circuit. Les coureurs non licenciés ou titulaires d'autres types de souscription peuvent prendre le départ des épreuves si le règlement particulier de la course le permet, mais leurs performances ne sont pas comptabilisées dans les totaux du challenge.
À l'issue de la saison et de la dernière étape courue à Méribel, une cérémonie protocolaire récompensera les cinq premiers hommes et les cinq premières femmes de chaque format. L'enveloppe globale garantit une parité intégrale et offre une dotation de 6 000 euros pour la première place masculine et féminine, tant sur le trail court que sur le trail long.
Le barème financier officiel récompense les cinq meilleurs athlètes selon la grille suivante pour chaque sexe et chaque format : * Première place : 6 000 € * Deuxième place : 4 000 € * Troisième place : 3 000 € * Quatrième place : 2 000 € * Cinquième place : 1 000 €
Au total, 32 000 euros sont ainsi distribués par format, représentant un engagement cumulé de 64 000 euros de primes pour récompenser l'élite du trail national sur l'ensemble de la saison.
Comment construire sa saison entre plaine, moyenne montagne et altitude
Bâtir un programme cohérent pour valider les trois profils du Challenge National Trail exige d'anticiper les spécificités biomécaniques et climatiques propres à chaque massif. Une épreuve de plaine comme la Côte d'Émeraude ou Verzenay impose des allures de course très soutenues avec peu de temps de marche, ce qui sollicite intensément les chaînes musculaires postérieures et exige un travail régulier du tempo à plat.
À l'inverse, une étape de montagne comme La Plagne ou Gapencimes concentre des dénivelés positifs et négatifs sévères qui mettent les quadriceps à rude épreuve et nécessitent une gestion minutieuse de l'altitude et de l'hydratation. En moyenne montagne, le profil accidenté de l'Aymon Trail ou de Bruniquel requiert des relances permanentes sur des sentiers techniques et fuyants. Les participants ont tout intérêt à espacer leurs trois épreuves majeures d'au moins six à huit semaines afin de respecter les cycles de régénération musculaire et de monter progressivement en charge vers les rendez-vous alpins de la fin de saison.